Large soutien à la grève générale du 17 mars: la lutte continue
L’appel, qui a également bénéficié du soutien de plus de 100 agents sociaux et mouvements citoyens, a eu des revendications concrètes: l’exigence d’établir un Salaire Minimum Interprofessionnel propre décidé en Euskal Herria d’au moins 1500€, qui réponde à la réalité socio-économique du pays.
Dès le petit matin, des milliers de délégué/es syndicaux, ainsi que des militants et des travailleurs et travailleuses, ont participé à des piquets d’information dans des zones industrielles, des centres logistiques, des magasins et d’autres lieux de travail. L’objectif était clair: expliquer les raisons de la grève et renforcer la nécessité de s’organiser collectivement face au patronat et aux institutions qui veulent imposer la législation du travail espagnole pour précariser encore plus la classe ouvrière basque.
Le suivi a été particulièrement important dans l'industrie, avec des arrêts importants dans de nombreuse entreprises, en particulier à Gipuzkoa, ainsi que dans le secteur public, l'enseignement et divers services. Dans le domaine de l'éducation, la grève a fait l'objet d'un suivi très élevé, dépassant 80 % sur certains collectifs et se situant autour de 60 % parmi les enseignants. Dans de nombreux lieux de travail, l'activité a été fortement réduite ou complètement paralysée. Ce soutien confirme que la classe ouvrière est de plus en plus consciente que les progrès sociaux ne peuvent être réalisés que par la mobilisation et le conflit organisé.
Les rues ont également été le reflet d'une participation massive. Plus de 125.000 personnes ont manifesté dans les 6 villes choisies pour les mobilisations de midi, surtout à Bilbao, Donostia, Gasteiz et Iruñea. Et l’après midi de nouvelles manifestations descentralisées dans plus de 80 villages ont rassemblé plus de 60.000 personnes, montrant une forte participation soutenue tout au long de la journée. Les marches ont été composées de larges colonnes de travailleurs et travailleuses de différents secteurs, reflétant le caractère transversal de la protestation et le large soutien social aux revendications soulevées.
Pour ELA, la grève du 17 mars réaffirme la nécessité de continuer à renforcer l’organisation syndicale sur les lieux de travail et de continuer à promouvoir la mobilisation sociale. Des journées comme celle-ci démontrent que lorsque la classe ouvrière s’organise et se mobilise, elle est capable d’ouvrir de nouvelles voies. La grève générale n'est pas un point final: la lutte pour des conditions de vie décentes et un salaire minimum décidé ici se poursuit.