Congrès des trois fédérations professionelles d’ELA
Les Congrès ont approuvé les lignes de travail de chaque fédération et ont élu leurs secrétaires généraux/générales respectifs et leurs commissions permanentes. Les responsables des trois fédérations se sont accordés à souligner comme priorités pour les années à venir le partage de la richesse comme axe de la négociation collective et la lutte contre la précarité et l’écart de genre.
Au Congrès d'ELA-Gizalan (services publics), une fédération avec 34.416 membres a été réélue (avec 90,78% de voix pour) Igor Eizagirre au poste de secrétaire général. Igor Eizagirre, dans son intervention a souligné le travail de la fédération ces dernières années. « Le précédent congrès nous a confié un mandat : une stratégie de démantèlement des services publics est en cours et doit être combattue. Et nous avons rempli ce mandat, nous n’avons pas regardé ailleurs, et les grèves et les mobilisations que nous avons encouragées dans presque tous les domaines du secteur public le démontrent. Nous voulons poursuivre le chemin entrepris. Nous continuerons à confronter cette stratégie de démantèlement des services publics. On continuera à travers la lutte. Nous avons essayé de résumer la feuille de route pour les années à venir en 5 résolutions”: 1. Défense des services publics pour contenir le fascisme; 2. Organisation et mobilisation pour améliorer nos conditions; 3. Normalisation de la langue basque et défense des droits linguistiques; 4. Santé et conditions de travail décentes; et 5. Publification réelle des soins.
Au Congrès d'ELA-Zerbitzuak (services privés), 181 délégué(e)s représentant les 30.992 personnes affiliées ont nommé Ane Alberdi au poste de nouvelle secrétaire générale avec 90,61 % des voix en faveur, qui remplace Maricruz Elkoro. Ane Alberdi dans sa première intervention comme nouvelle secrétaire générale, a rappelé que les temps actuels «ne sont pas faciles: le fascisme est en plein essor, gagne de l'espace physique, politique et médiatique, et son discours se répand. L'organisation antifasciste est plus nécessaire que jamais. Et là, ELA a beaucoup à dire.” « La fédération de Zerbitzuak a fait un pari clair pour approfondir l’organisation en faveur de l’égalité. Organiser pour l’égalité n’est pas un simple slogan. C'est une décision, c'est la boussole du travail des années à venir. Notre plus grande force, ce sont les travailleurs et travailleuses, et le rôle de ce syndicat est de mettre leurs besoins au centre. Nous voulons approfondir la lutte en faveur de l’antiracisme, du féminisme, des droits des personnes LGBTI, des personnes à la diversité fonctionnelle... Nous devons lutter, organiser, politiser la classe ouvrière au sens large en faveur de l’égalité. »
Au Congrès d'ELA-Industria eta Eraikuntza-IEF (industrie et bâtiment), fédération qui compte 38 996 membres, Unai Martínez a été réélu secrétaire général (avec 92,02% des voix pour). Martínez a souligné dans son intervention l'importance de l'organisation: « Nous, syndicalistes, avons le devoir de générer du pouvoir collectif. Nous sommes des organisateurs et organisatrices et nous devons donner à la classe ouvrière la maîtrise de son avenir. Il faut générer de la force, sinon nous gérerons les consultations, nous éclaircirons les doutes juridiques, nous gagnerons quelques sentences et nous signerons peut-être une convention décente. Mais le capitalisme nous conduira, jour après jour, à devenir de plus en plus pauvres et dépendants. » Le secrétaire général réélu de l'IEF a laissé claire l'attitude cherchée pour les quatre prochaines années: « Nous ne reculerons pas dans la négociation collective, ni dans la défense de l’emploi. Nous avons un message pour les employeurs et les gouvernements: Nous combattrons pour le partage des richesses; nous défendrons les emplois de notre peuple: Guerre aux néolibéraux!».